mercredi 17 juin 2009

Hunch: l'aide à la décision informatisée



Nouveau gadget du Web, Hunch est la curiosité de la semaine. Ce moteur de recherche développé en Califronie est une nouvelle forme de moteur de recherche prenant en compte la personnalité de l'utilisateur et lui offrant des solutions d'aide à la décision adaptées à son profil.

A mon sens, Hunch n'est pour l'heure qu'un gadget amusant sur lequel passer un bon moment. Mais si le concept est affiné, Hunch ouvre de nouvelles perspectives en matière de recherche d'information en ligne.

A suivre donc...

lundi 8 juin 2009

Twitter révolutionne le backlink

On peut être sceptique sur les opportunités actuelles et futures de monétisation de Twitter, mais force est de constater que la plateforme participative la plus "trendy" du moment a déjà réalisé un petit miracle: révolutionner -ou tout du moins faire évoluer- les modes d'accès à l'information en ligne.

Selon un article de la dernière édition du Time, si les moteurs de recherche demeurent -et demeureront sans doute encore longtemps- la principale voie d'accès vers les contenus en ligne, nous assistons depuis plusieurs mois à un véritable détournement de Twitter (mais aussi de Facebook) pour backlinker des articles de presse ou tout contenu pertinent pour leur communauté.
















De fait, le format de Twitter (en particulier la limitation de caractères) favorise ce mode d'échange de l'information ultra-basique: on ne commente plus l'information lue, on la fait circuler brute.

Je trouve cette info assez rafraichissante. Paradoxalement, c'est un beau pied de nez à tous les grincheux du web, qui voient dans l'émergence de toute nouvelle application un mode de communication plus formaté et restrictif que le précédent.

Et au final??? On se rend compte que nos "gazouillages" puérils servent à échanger de l'information pas si vaine que ça...

jeudi 4 juin 2009

Chine: face à la censure, la génération Web 2.0 s'organise

Le web chinois est sans aucun doute le plus contrôlé/censuré de la planète. En ces jours d'anniversaire des évènements de la place Tiananmen plus que jamais: Twitter temporairement fermé et les autres plateformes communautaires placées sous contrôle.
Ce qui n'empêche pas les internautes chinois, comme le relève Le Monde, de détourner les codes pour dénoncer le système.
Au-delà de ces prémices de contestation de la jeunesse chinoise, il est intéressant de noter une fois de plus la capacité inouie d'Internet et en particulier de l'Internet participatif à se défaire de toute tentative de contrainte verticale imposée par un organisme centralisé.
On n'a pas encore assisté à la première révolution numérique, mais cela pourrait venir (et pourquoi pas en chine), tant Internet rend caduque les formes traditionnelles de répression de la liberté d'expression.
Par définition les internautes possèdent toujours un coup d'avance sur les censeurs. Aucune réglementation, aucune répression n'est efficace face à cette énergie diffuse et confuse.
Les crabes de rivière n'ont pas fini de jouer au chat et à la souris...

lundi 1 juin 2009

Hulu: l'empire contre-attaque?



Nouvelle arme des grands networks américains pour briser Youtube et remodeler à leur avantage le système de partage en ligne des vidéos? Ou évolution logique (quoi qu'un peu tardive) de ces mêmes networks à l'ère numérique?
Hulu, la nouvelle plateforme de contenus vidéos des principales chaines/studios de télévision américains (Fox, NBC, Disney,...) intrigue et dérange.


Le concept de Hulu n'est pourtant pas novateur: une plateforme commune sur le modèle d'un Youtube ou d'un dailyMotion permettant d'accéder gratuitement (pour l'heure?) aux différentes émissions et séries quelques heures après leur diffusion (je crois que M6 fait également ça en France).
Ce qui est révolutionnaire, c'est que pour la première fois, ce sont les networks eux-mêmes et unis pour la cause qui prennent l'initiative de diffuser leurs programmes librement sur Internet, perdant ainsi le contrôle sur leur diffusion et risquant de les voir se démonétiser.

Y a-t-il pour autant péril en la demeure? Pas évident. Les networks ont tout simplement intégré les mutations de la société et plutôt que de se lancer dans des missions vengeresses inutiles et dommageables pour leur image (de type Hadopi en france), ils prennent le parti de garder un tant soit peu la main sur des contenus très chers à produire et dont il est vain d'espérer empêcher la reproduction numérique.

Hulu: An evil plot to destroy the world
Quel intérêt ont les grandes chaînes américaines à lancer Hulu? Précisons tout d'abord, que la primeur de la diffusion des programmes demeure la propriété des chaines.
Les programmes diffusés sur Hulu sont par ailleurs entrecoupés de pages publicitaires, qui ne sont certainement pas rentables pour l'heure, mais qui ont à mon sens un double mérite: les contenus ne sont ainsi pas "lâchés" en pure perte et le consommateur de bien numérique dématérialisé prend conscience de la valeur marchande du contenu qu'il visionne (on peut toujours rêver).

Le pari est assez intéressant dans la mesure où Hulu donne un sacré coup de vieux à Youtube et consort. La résolution des vidéos Hulu est sans commune mesure avec ce qu'on retrouve sur les autres plateformes d'échange de vidéos (à mon avis sans égal pour du streaming) et offre en outre la garantie de trouver les contenus originaux, diffusés avec une qualité équivalente.
Hulu va-t-il pour autant parvenir à ringardiser Youtube au point d'en faire un simple "freak show" amateur, diffusant des curiosités amusantes pour se distraire au bureau. Force est de constater que si le look du hamster et le geyser de coca light étaient des produits marketables, ça se saurait depuis longtemps.

Hulu ne cache d'ailleurs pas vraiment ses intentions d'hégémonie. La campagne publicitaire actuellement diffusée aux Etats-Unis, sobrement intitulée "An evil plot to destroy the world" (Un complot diabolique pour détruire la Terre), met en scène un certain nombre d'acteurs phares des networks, transformés en aliens et qui présentent Hulu comme un moyen de bouffer le cerveau des téléspectateurs en rendant la télé accessible partout.



Toujours est-il que si Hulu se révèle un outil assez agréable à utiliser, il a aussi ses limites, notamment liés à sa dimension commerciale. Pour les séries en cours de diffusion, seuls les derniers épisodes sont disponibles. Il est impossible de rechercher par exemple un épisode des saisons précédentes. Si un certain nombre de films sont également disponibles, il s'agit surtout de vieux films de série B.


Doit-on s'offusquer de cette nouvelle récupération du web participatif par les grands groupes? Je pense au contraire que c'est tout à l'honneur d'Internet d'inspirer l'économie et de rentrer dans un rapport de force où le consommateur acquiert des droits, un pouvoir, par le truchement d'Internet. Hulu aurait-il vu le jour il y a une dizaine d'années?
De nouveaux horizons apparaitrons et ne cessent d'apparaitre pour faire la nique au système marchand; Mais comme les networks viennent de le prouver, il faut continuer à avancer et ne pas se complaire dans une nostalgie du web des temps premiers. Du mouvement, toujours du mouvement...

vendredi 29 mai 2009

Twitter anticonstitutionnel?

C'est la question du jour en Allemagne. Pourquoi? Parce que deux parlementaires allemands ont annoncé les résultats de l'élection présidentielle sur leurs pages Twitter un quart d'heure avant l'annonce officielle par le président de l'Assemblée. La raison invoquée sans rire (ou presque) par les "fuiteurs": permettre aux Allemands de suivre tranquillement la dernière journée de Bundesliga au cours de laquelle se décidait le titre de champion d'Allemagne. Un peu plus important en effet que la désignation d'un président aux fonctions éminement symboliques...

Derrière l'aspect comique et un peu ridicule de ce Twittergate germanique, on trouve quand même un peu de grain à moudre sur l'évolution de la société et des institutions à l'ère numérique.
Le fait que des parlementaires trouvent normal de se défaire des rigueurs du protocole constitutionnel pour "gazouiller" en temps réel les résultats d'un scrutin peut être sans enjeu réel, mais à forte connotation symbolique , illustre de nouveaux comportements face au numérique, mais également face à l'information.
Pour une fois, un scandale venu du net n'est pas le fruit de geeks ou d'ados, mais de personnes on ne peut plus intégrées et conscientes des règles qu'elles transgressent. D'ailleurs il est intéressant de noter qu'il ne s'agit pas d'un acte isolé, mais que deux parlementaires ont eu le même réflexe spontané de faire partager à leur communauté un moment significatif de leur mandat. Et ce sans s'offusquer du tabou symbolique qu'ils transgressaient.

mardi 26 mai 2009

Microsoft prépare son "Bing" bang

C'est depuis des années la marotte de Microsoft: faire sauter le quasi-monopole de Google sur les recherches globales.

Non pas que la firme de Seattle s'offusque d'une situation entravant les lois du marché, mais en terme de monopole elle préfère garder la main. Surtout lorsqu'il s'agit d'un secteur aussi stratégique que la sélection et le routage de l'information disponible en ligne.


A l'heure actuelle Live Search vivote avec un taux d'utilisation confidentiel (environ 6% des recherches sont effectuées par son truchement). On est bien loin des chiffres habituels de la maison.

Microsoft a donc décidé de réagir et devrait annoncer dans les prochains jours/heures le lancement de son nouveau moteur de rechercher, qui cette fois c'est promis va vraiment faire de l'ombre à Google.



Bing, puisque c'est apparemment le nom retenu par Microsoft, va avoir la lourde tâche de se différencier de Google (sinon à quoi bon changer), sans toutefois brusquer les habitudes des internautes conditionnés depuis des années à l'utilisation exclusive de Google.

Pour l'heure, les spécificités de Bing n'ont pas encore été dévoilées, mais une chose est certaine, Microsoft s'apprête à sortir l'artillerie lourde pour donner une chance à son nouveau-né.

On parle d'un budget comm' de $100 millions. Un chiffre astronomique, qui donne encore plus le vertige quand on réalise que l'ensemble des dépenses publicitaires de la marque pour 2008 ne s'élevaient "qu'à" $25 millions.

Les moyens y seront donc. On ne peut pas encore juger du produit (ce qui ne saurait tarder). Mais on peut déjà se faire une idée de la stratégie qui sera utilisée.

Si Microsoft investit autant d'argent, c'est qu'ils estiment qu'il y a la place de sérieusement maltraiter Google sur ses terres. Que les utilisateurs sont prêts à changer et à diversier leurs recherches d'information.

Le pari de Microsoft est que leurs campagnes comm' mettront en avant les faiblesses de Google (et accessoirement de Yahoo Search), mais surtout que leur produit sera à même de leur apporter des services inédits (Live Search par exemple, marche en parrallèle avec le network social Live qui fonctionne plutôt bien).

La stratégie peut se révéler payante. A l'heure actuelle, les utilisateurs se satisfont généralement des résultats de Google, car il n'y a pas de réelle alternative et par conséquent pas d'éléments comparatifs possibles.

Si le produit Microsoft est efficace, il deviendra alors possible (notamment grâce à la puissance de feu de la société) de mettre en lumière les faiblesses jusqu'ici passées inaperçues de Google.

La maquette "fuitée" de Bing

Il est encore trop tôt pour dire si Bing sera un feu de paille ou le point de départ d'une véritable guerre des moteurs de recherche, mais je vois mal Microsoft se priver de venir fourrer ses grosses pattes dans l'univers bien ordonné de la recherche en ligne. L'émergence d'un nouveau moteur de recherche concurrent de Google colle parfaitement avec la stratégie globale du groupe.

mercredi 20 mai 2009

L'Amérique au rythme web 2.0 (publicité)

Une pub pour l'opérateur de téléphonie mobile Sprint qui passe actuellement sur les networks américains.

A mi-chemin entre Amélie Poulain et Big Brother, le quotidien US à l'heure du tout Internet. A vous de juger...